01 août 2007

.En milles morceaux.

COUPLET 1

.Je tiens mon coeur brisé/ dans la paume de mes mains,/
perdu tout p'tit, j'ai jamais pu retrouver/ mon chemin,/
la vie m'a piétinnée,/ j'aurai voulu la tuer/ de mes mains../
Evidemment/ j'suis violent,/ j'reproduis ce qu'ont fait mes parents,/ 
il n'y a pas de jour du pardon/ chez les mechants,/
pas de bon,/ que des brutes chez les truands,/
J'ne suis ni mal, ni bien,/
ni monstre, ni humain,/
en ce monde, je ne suis rien !/
Juste un chien/ d'la casse de plus,/
un mauvais perdant, qui en veut toujours plus,/
10 ans au ballon c'est la preuve qu'on peut t'enfoncer encore plus,/
aujourd'hui/ la fraternité n'est plus qu'une utopie,/
ma génération traverse la vie/ sous anesthésie !/
La marseillaise je la siffle/ pas, je la gifle,/
pendant qu'les étudiants s'plaignent, on s'entretue pour le bif '..//

COUPLET 2

.Le ghetto ensevelis sous des montagnes de rron-ma,/
des larmes de regret sur les joues de nos ronnes-da,/
seulement deux catégories dans ce monde: les riches et les pauvres,/
ne craches pas sur la jungle si t'as pas semé les fauves !/
Beaucoup plus de souffrances que d'voitures cramées,/
autant de haine incontenable que de frères enfermés,/
je suis le point noir sur leurs statistiques,/
regardes-les,/ ils n' prient Dieu que pour gagner/ du fric,/
demande à Gorée/ ce qu'ils ont fait/ d' l'Afrique,/
hier a fait d'moi l'horreur que j'suis maintenant,/
casse-moi les couilles, et tu vas bouffer tes dents,/
j'évite plus les soucis, je fonce dedans !/
Tout droit/ sur la mauvaise voie,/ le compteur à bloc,/
la morale traine derrière, accrochée à mon parechoc,/
j'ai pas attendu/ l'argent sale pour chier/ sur les allocs,/
j'ai pas attendu/ sarko pour m'éloigner/ des blocs ..//

COUPLET 3

.Chaque jour/ la tristesse gagne du terrain,/
dans chaque tour :/ du cash sous cello' et des armes de poing,/ 
des chomeurs, des alcolos/ mais surtout des gens biens !/
les shtars/ tournent,/ les sbars/ et les cross aussi,/
à chacun son parcours,/ bac+6, aux 3-8, en condi,/
quand souffle le putain d'vent/ d'la révolte,/
t'entends/ qu'pour gagner l'droit d'te plaindre faut qu'tu votes !/
J'ai la gerbe/ quand j'pense à ce que nos contrats précaires/ leurs rapportent,/
on est tous des ânes à courir après la carotte,/
tous en prison, à l'H.P,/ endettés,/
traqués/ par la B.A.C ou les huissiers !/ 
Complètement justifiée/ tellement de colère emmagasinée,/
assez/ pour consumer/ la planète pendant des milliers/ d'années !/
De l'essence/ dans les larmes,/ des stups dans la pisse,/
ça n'a aucun sens,/ tout ces drames/ c'est seulement triste,/
la mort veille, et on est tous sur sa putain d'liste. /// 

____________________FIN________________________

Posté par Krena Succo à 19:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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